Pratiquement personne n’en parle en France, et pourtant c’est intéressant, ça a un impact réel sur la possibilité de créer son propre emploi et des emplois pour les autres… Pourquoi certaines activités passablement anodines sont plus réglementées que d’autres bien plus potentiellement « risquées ». Exemples ? Pour devenir chauffeur de taxi il y a un examen, pas si facile. Pour être exploitant de taxi (et non salarié) il y a un deuxième examen (pas plus simple). Ensuite il faut une licence – dans les campagnes, à la merci du bon vouloir des maires (qui peuvent les retirer plus ou moins quand bon leur semble), dans les grandes villes, elles valent un prix d’or à cause du numerus clausus. Par contre, vous pouvez devenir directeur d’une usine chimique, l’Etat ne vous demande rien. Pourquoi pense-t-on que l’Etat a besoin de réglementer la première activité et pas la seconde ? En fait, personne n’a d’arguments, c’est juste un héritage. Et vu les prix que les licences ont été achetées dans les grandes villes, et leur nombre, l’Etat a créé une rareté artificielle, a donné des licences gratuites, qui valent maintenant des dizaines de milliards d’Euros (pour ceux qui les détiennent bien sûr). Et quand vous voulez un taxi, je vous laisse deviner…
Il y a plein de « professions réglementées » à des degrés divers. Principalement des métiers de l’artisanat. Ça profite à ceux qui sont déjà installés, bien sûr (limitons la concurrence), mais pas à ceux qui voudraient commencer. Parfois, ce peut être légitime, s’il y a vraiment une question de sécurité ou de santé sérieuse. Mais pour les taxis ou les coiffeurs ?
Et puis une dernière note (pour aujourd’hui) sur les inspections et contrôles, dont je parlais dans un précédent post – une manière simple d’y réfléchir est que, spontanément, nous souhaitons souvent plus ou moins que l’Etat nous « protège » de tout et partout, et donc souhaitons généralement plus de contrôles ou d’inspections chez les autres. Par contre, pour ceux qui en ont fait l’expérience (ou qui pourraient la faire), nous n’aimons guère être contrôlés et inspectés. Et en général on oublie le coût du dit contrôle. Donc, comme pour la question des coiffeurs et des taxis, les questions à se poser sont : que contrôler, pourquoi, et l’argent et le temps dépensé à ce faire pourraient-ils être plus utiles ailleurs ?
A suivre…
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