Wednesday, April 11, 2012

Créer des postes dans l'éducation, la justice etc. sans "explosion" de la fonction publique - pourquoi c'est possible (ou: François Hollande a raison)

Mon métier, un peu étrange pour certains, est de travailler à l’amélioration du fonctionnement des administrations publiques, pour les rendre plus efficaces dans leurs missions, en diminuant les doublons, éléments bureaucratiques etc. – et en cherchant à concentrer les moyens là où ils sont les plus nécessaires, et seront les plus utiles. Je travaille (pêle-mêle) avec les gouvernements des Pays-Bas et de la Lituanie, du Kenya et de Mongolie, du Kyrgyzstan et d’Arménie, etc. – mais en France, rien à signaler. Pourtant, de cet angle là, contrairement à beaucoup, je pense que certaines propositions de François Hollande sont bien plus réalistes et compatibles non seulement entre-elles mais même avec des revendications « plus à gauche » ou « plus centristes » qu’on ne tend à le croire. Je m’explique.

Proposition 36 de François Hollande : 60000 postes en plus dans l’éducation. Proposition 52, 1000 postes en plus dans la police, gendarmerie et justice par an, soit disons 5000 sur un mandat. En même temps, des objectifs assez ambitieux de croissance et de maîtrise des comptes publics. Le programme complet est ici.

Quand en même temps Jean-Luc Mélenchon s’insurge contre les accidents du travail trop nombreux, et le manque de postes d’inspecteurs du travail, on se dit qu’il pourrait y avoir comme une contradiction entre des objectifs peut-être tous désirables, mais inconciliables.

Si on doit en effet augmenter les effectifs dans certaines catégories, sans les baisser nulle part (l’inspection du travail n’étant qu’un exemple…tous les services de l’Etat ont en général une fonction, en tout cas ceux où il y a vraiment du personnel, et on s’insurgera facilement contre toute réduction), tout en maintenant la dépense publique avec une conjoncture internationale qui ne permet guère d’espérer une croissance mirobolante, difficile de rendre ce cercle carré… Egalement difficile de concilier tout cela avec la perspective plus « centriste » (les guillemets sont parce que je crois que beaucoup à gauche ne sont pas non plus forcément contre) de diminuer la bureaucratie, en particulier pour les PME, pour rendre création d’entreprises, d’activités, d’emplois plus faciles – idées qu’on retrouve bien entendu dans le programme de François Bayrou…

En fait, François Hollande a été clair que « toutes les administrations » auraient un effort à faire (sauf éducation, justice, police et gendarmerie, donc) mais un de ses exemples (l’administration des impôts) semble se heurter aux vues des écologistes. On ne s’en sort vraiment pas.

En fait, le problème pourrait bien être que depuis des années, la France est un des rares pays où presque personne ne s’intéresse (que ce soit dans les partis, le gouvernement, l’administration, les media ou la recherche) à l’amélioration de la réglementation et de l’efficacité de l’action de l’Etat – et surtout, personne ne regarde jamais (réellement, pas comme argument électoral à la va-vite) comment ça marche ailleurs. Quand on cherche un commentaire sur ces différentes vues (augmenter le nombre d’agents du fisc aiderait-il à réduire la fraude fiscale ? avons nous plus d’accidents du travail que d’autres pays comparables et augmenter les effectifs des inspecteurs les réduirait-il ? etc.) on ne trouve vraiment pas grand chose. Au mieux un sympathique blog qui se contente de reprendre les doléances des inspecteurs du travail (certaines fort légitimes) sans discussion, en les supposant toutes exactes, et les solutions proposées par les mêmes inspecteurs toutes légitimes.

L’idée même qu’on pourrait « optimiser » l’action de l’Etat ou la structure (et les effectifs) de certaines administrations, ou de l’administration publique dans son ensemble, est même considérée comme plus ou moins « obscène » par une partie de la gauche et, disons-le, c’est largement la faute de ce « monstre » sarkozyste au nom barbare de RGPP. Officiellement, la « Révision Générale des Politiques Publiques » lancée en 2007 (et basée sur un rapport présenté au printemps 2008) devait « améliorer », « moderniser », « valoriser » - et aussi aider à « rétablir l’équilibre des comptes publics ». On peut voir plus en détail la perspective du gouvernement actuel sur ce sujet, et on se doute qu’elle est généralement positive…Les points de vue plus neutres sont pour le moins plus mesurés dans leur éloge… Les syndicats sont, eux, virulents contre. FO en a même fait un livre noir.

Alors, malheureusement, il faudrait trop de temps pour aller au fond de tout cela mais en bref : oui, la RGPP a été dans l’ensemble un « paravent » (pour rester poli) pour recouvrir la compression des effectifs de la fonction publique – que Nicolas Sarkozy souhaite semble-t-il étendre aux « grosses » collectivités territoriales, alors même que les rapports disponibles suggèrent qu’elle n’a même pas vraiment eu les résultats comptables escomptés, sans bien sûr parler de son impact sur l’efficacité de l’action de l’Etat.

De façon amusante, le gouvernement a fait appel à bien des consultants (coûteux) lors de l’élaboration de la RGPP, mais ne s’est intéressé à aucun exemple étranger (par exemple les Pays-Bas ou le Royaume-Uni, où des expériences intéressantes ont été conduites, et pas forcément par des gouvernements « de droite », bien au contraire), n’a consulté aucune des organisations internationales qui travaillent dans ce domaine (l’OCDE ou la Banque Mondiale, par exemple), et a cherché à réinventer la roue. Je ne suis pas sûr du pourquoi – un mélange d’absence d’intérêt (on ne cherchait en fait que les économies), d’arrogance et d’incompétence, je suppose… Le résultat en tout cas est qu’on a fait des coupes sombres plus ou moins au hasard (sans réellement considérer la nécessité des effectifs au regard des missions poursuivies, en comparaison avec les effectifs dans des pays comparables, etc.). On a abouti à un édifice si compliqué (où les directions nationales ne correspondent pas aux directions régionales ni celles-ci aux directions départementales, et où les missions de contrôle sont confondues avec les missions de service, ce qui est une belle pagaille) que personne ne comprend bien comment il peut fonctionner.

Alors, au fond, est-ce possible ? Peut-on renforcer l’action de l’Etat dans des domaines prioritaires, sans la dégrader dans d’autres qui sont importants, mener des réductions bien « ciblées » qui n’affaiblissent pas l’ensemble, fusionner des services aux missions proches ou identiques sans créer le chaos ?

Prenons l’exemple de l’inspection du travail si conflictuel – pour sortir des « opinions » il faut un peu analyser :

- Quelles sont les missions de l’inspection du travail, quels autres institutions y contribuent, le cadre institutionnel est-il rationnel, les moyens d’ensemble sont-ils suffisants, et sont-ils utilisés de façon efficace ?

- Les résultats sont-ils conformes à ce qu’on trouve dans des pays comparables ?

- Pourrait-on faire « mieux » sans forcément faire « plus », et comment ?

Alors bien entendu, le problème c’est dès le début que l’inspection a un double (ou plus) mandat – la sécurité et la santé au travail (domaine dans lequel il y a plus que doublon, il y a tellement d’acteurs que c’en est proche de l’absurde) et la question de la réglementation du travail (respect des conventions collectives, législation, contrats etc.). Pour savoir combien il y a vraiment d’inspecteurs contrôlant la sécurité et la santé au travail, il faudrait savoir combien les différents acteurs en emploient, par exemple les CARSAT (ex-CRAM) – et les missions des uns et des autres ont bien des similitudes. Quant aux missions, il suffit de retourner au paragraphe 5 du blog cité plus haut : « du simple manquement d'affichage des horaires aux règles de sécurité au travail au noir en passant par les risques psycho-sociaux, difficiles à prouver ». Il y aurait peut-être d’abord lieu de se demander si tous ces « risques » sont à mettre sur le même plan et demandent avec le même impératif l’intervention de l’Etat, si même l’inspection va être efficace sur tous. Il faudrait, en bref, analyser les risques et les coûts, pour décider que contrôler, si on ne veut pas se condamner à dire « il faut plus d’effectifs » pour absolument toute fonction quelle qu’elle soit.

Regardons les impôts – la nouvelle Direction Générale des Finances Publiques a plus de 121000 employés (page 37 du rapport d’activité) et l’ancienne Direction Générale des Impôts comptait 75000 fonctionnaires. Tous ne sont bien sûr pas au sens strict des « inspecteurs » mais avant de déclarer qu’il faut augmenter les effectifs pour lutter contre la fraude, il serait bon de comparer. Les Pays-Bas ont 30000 agents pour les impôts, les douanes et les contributions sociales et au Royaume-Uni 74000 agents couvrent ces mêmes fonctions (page 97 du rapport) ainsi que le versement de nombreuses aides sociales etc. En France, non seulement la DGFIP a 120000 employés pour la même population que le Royaume-Uni (et à peu près la même activité économique), mais cela n’inclut pas la douane (qui est une direction générale distincte) avec environ 18000 agents. Donc nous avons presque deux fois plus d’agents que le Royaume-Uni pour des compétences comparables, et presque cinq fois plus que les Pays-Bas (dont la population n’est que 3 fois et demi moindre). Bien sûr, il faudrait affiner, approfondir, étudier les fonctions etc. pour comparer efficacement. Mais suggérer que le problème des impôts en France c’est un manque d’effectifs, ce n’est pas tout à fait exact.

Il y a un ensemble de questions urgentes à se poser :

- Que contrôler et pourquoi ?

- Comment, avec quelle structures et quels effectifs ?

- Pour quels coûts (pour l’Etat, les citoyens, les entreprises) et quels résultats ?

On en arrive là à un deuxième désastre systématique du sarkozysme de gouvernement : le fait de chercher à contrôler et « prévenir » tout, tout le temps et en tous lieux. La fameuse « zéro tolérance » et son emblème le plus marquant (pour moi…) : l’inspection et l’action en justice contre l’ornithologue et ses oiseaux sauvages recueillis sans permis…A suivre…

12 comments:

  1. J'aimerais que vous approfondissiez. Par exemple en expliquant dans un domaine précis, par exemple la fraude fiscale, les différences de mission et d'organisation entre la France, la GB et les Pays-Bas.
    Marie

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    1. Approfondir sérieusement demande beaucoup de temps - c'est un métier à plein temps (le mien) et pour le moment en France il n'y a aucun travail sur ce point, donc je n'ai pas vraiment les ressources pour le faire. C'est pour cela que j'avance des suggestions prudentes et pas des arguments définitifs. Ceci dit, j'ai pris volontairement trois pays très comparables. J'essaierai de développer plus dans un prochain papier. La vraie question sur la fraude fiscale ce n'est pas du tout le nombre total d'employés, ce sont 1 les règles fiscales elle mêmes, 2 le nombre et le profil des employés spécifiquement dédiés à lutter contre la fraude, 3 les priorités du gouvernement (et les copinages et tolérances), 4 l'approche en matière de sanctions et suites judiciaires... simplement dire "plus d'inspecteurs donnera moins de fraude" est tout à fait erroné, c'était mon point principal.

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    2. la suite devrait vous interesser (meme si il faudra que j'ajoute des details)


      http://deregle.blogspot.fr/2012/04/inspections-controles-fiscaux-et.html

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  2. N'est-il pas hypocrite d'affirmer dans la même phrase que le manque d'effectif à la DGFIP n'est pas un problème et de dire qu'il faut de l'autre affiner la comparaison...

    La fiscalité au GB n'est pas la même qu'en France... De même pour la réglementation... Intéressez vous à la structure entre le petit fonctionnaire qui accompli réellement la mission et celui qui ne fait qu'encadrer. Comparez l'évolution de leur nombre. Vous comprendrez peut-être pourquoi avec moins d'effectif la masse salariale à la DGFIP est plus importante. En fait la réponse c'est qu'il y a + d'encadrant et - d'encadré. Moins d'agent pour fiabiliser les dossier permettant de faire des contrôle fiable et créant quelque part une impunité fiscale...

    Au delà du nombre d'effectif il faudrait aussi voir la répartition de ces effectifs aussi.

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    1. Ah non c'est le contraire d'hypocrite, c'est même honnête. Je dis que "suggérer que le problème des impôts en France c’est un manque d’effectifs, ce n’est pas tout à fait exact" - je ne dis pas avec certitude qu'il faut ou qu'on pourrait les diminuer. Je suis prudent et honnête justement parce que pour faire des propositions plus précises et plus définitives il faut beaucoup travailler, j'en suis conscient...
      Répartition des effectifs et leur importance: exactement, je suis tout à fait d'accord, c'est justement là mon propos. Il faut non pas "compresser" ou "augmenter" a priori mais regarder combien on a de personnels à quelles fonctions, quelles sont les fonctions où on semble avoir des problèmes etc.
      Enfin bien sûr il y a des différences entre F, GB et NL - c'est pour ça que je ne dis pas "il suffit d'avoir le même ratio" - mais ces pays ne sont pas sur la lune non plus, donc on a quand même le droit de suggérer que s'ils peuvent administrer leur fiscalité avec moins de monde, ça vaut le coup de regarder. Ce n'est pas une question d'efficacité des agents, mais d'organisation et de priorités, bien sûr.

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    2. C'est vrai merci pour ces précision...

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  3. Vous reprenez là un argumentaire entendu depuis des années par ceux qui se sont succédé au gouvernement. Tous les gouvernements depuis 20 ans ou presque ont parlé de faire plus avec moins de personnel, d'améliorer la qualité etc. Et qu'a-t-on vu comme résultats? toujours des plaintes des personnels contre le changement.

    Vous dénoncez le manque de priorités. Mais rassurez vous il y en a. Par exemple, il me semble d'après divers signes que les fonctionnaires d'un certain niveau (ceux qui sont près de la caisse...) sont plus contrôlés. Alors: bien, pas bien? Je ne sais pas, mais en tout cas, il y a des priorités.

    Autre problème: vous ne pouvez pas dégonfler une administration plus vite que les départs en retraite. A moins bien sûr que vous ne procédiez à des licenciements ou des mutations forcées, politique que va s'empresser de mener Hollande. Dans le même temps, avoir un minimum de jeunes arrivants est aussi nécessaire. donc au final, la baisse du nombre de fonctionnaires est inférieure au nombre de départs.

    Par ailleurs, la gauche a eu des occasions pour réorganiser la fonction publique. Elle les a toutes laissées filer. Réévaluation Durafour sous Rocard, 35h ou encore tentative de fusion des administrations des impôts sous Jospin. La droite a opté en 2007 pour qqch style rabot uniforme. Pourquoi? Sans doute qu'à gauche comme à droite on pense qu'il est impossible de négocier quoi que ce soit avec les syndicats qui s'opposent à toute réorganisation.

    Peut-être Hollande réussira-t-il. Mais il me semble que vous plaquiez votre expérience de travail sur le cas français, alors même que ce discours est présent depuis des années et que rien n'a jamais fonctionné.

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  4. "ce discours est présent depuis des années et que rien n'a jamais fonctionné" - non justement. Croyez en (si vous voulez) quelqu'un qui fait réellement ce boulot de réforme, y compris dans des pays bien plus "durs" que la France. En France on a généralement des gouvernements qui arrivent avec des propositions péremptoires et non négociées, également non étudiées dans le détail, et qui ne reposent sur aucun consensus (pas parmi les agents mais je parle là d'un consensus social plus large). On lance ça, les syndicats résistent, et à la fin on capitule ou on passe en force à la Sarkozy. Il n'y a eu aucune étude sérieuse de comment faire marcher les choses réellement mieux en regardant les expériences étrangères quand la RGPP a été élaborée, ni vraiment avant. Si on fait quelque chose qui marche mieux, même si les syndicats grognent, les chances de succès à terme sont bien meilleures...
    Dégonflement et départs en retraite - et changer des fonctionnaires d'administration? bien sûr que c'est possible - formation permanente et redéploiement. En France, c'est assez tabou bien sûr, mais pas impossible. Encore une fois on dirait que les français sont convaincus d'habiter sur la lune, donc dès qu'on fait une comparaison on "plaque" une expérience...

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  5. Pour rebondir sur votre point 2 en réponse a mariemini.

    Il convient aussi de préciser le travail fait en amont, allant de la saisi de pièces comme les déclarations, les bilans, les extraits d'actes... jusqu'au simple classement des pièce papier dans les dossiers. Et qui permet a celui qui contrôle (Inspecteur, Contrôleur ou simple agent) d'avoir le dossier le plus complet et le plus fiable permettant de faire le contrôle le plus précis possible.

    En clair la qualité du contrôle ne dépend pas non plus que du nombre de personne effectuant ces contrôles.

    Et si plus d'agent de la DGFIP ne donneront pas moins de fraude, on peut au moins dire qu'il en faut un nombre minimum pour un contrôle de qualité (et évité que certains passent entre les mailles du filet) et maintenir une certaine équité entre le petit dossier du contribuable lambda et le gros appartenant souvent à quelqu'un qui a les relations pour se faire conseiller.

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    1. Pleinement d'accord - il faudrait rajouter que le nombre nécessaire dépend de la clarté et de la simplicité de la réglementation fiscale et des procédures de déclaration et de suivi, de la proportion papier contre électronique (encore bcs de choses qu'on DOIT déclarer sur papier seulement...) etc. Et à la fin il y a la qualité du système de gestions des risques, qui doit justement détecter les "gros" risques (et c'est largement un travail statistique et quantitatif).

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    2. petite suite qui pourrait vous interesser: http://deregle.blogspot.fr/2012/04/inspections-controles-fiscaux-et.html

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  6. Bonjour,

    Je me permets de vous contacter car nous venons de lancer un débat qui pourrait sûrement vous intéresser, et je vous convie donc à y prendre part afin d'exprimer votre point de vue et faire progresser le débat :

    60 000 postes dans l'éducation, faut-il en attribuer une part au privé ? (http://www.newsring.fr/societe/923-60-000-postes-dans-leducation-faut-il-en-attribuer-une-part-au-prive)

    Quand François Hollande promettait, en septembre 2011, 60 000 postes de professeurs supplémentaires pour remplacer les départs des cinq dernières années, il n'avait pas précisé leur destination. Aujourd'hui, les directeurs d'école privées espèrent bien avoir leur part du gâteau.

    Pour participer, il suffit de se connecter sur le site (à l’aide de Facebook, Google+ ou LinkedIn) et de cliquer sur “contribuer au débat”.

    Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me recontacter.

    Bien à vous,

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    Jérémy
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